Une étude sur la pollution de l’air dans les grandes villes et son impact sur la santé et l’économie présente des résultats alarmants.
Cette étude entre dans le cadre du programme européen APHECOM, qui vise à définir des axes d’amélioration concernant la qualité de l’air dans les grandes agglomérations de notre continent.
Ainsi, les plus grandes villes de France ont été observées entre 2004 et 2006, à travers leur taux moyen de particules en suspension dans l’air, leur taux d’ozone, afin d’estimer le niveau de la pollution de l’air. Les résultats, parus en 2011, sont très négatifs car bien supérieurs aux moyennes et valeurs guides.
Mais ça ne s’arrête pas là, l’étude, plutôt que de présenter seulement un simple rapport sur le niveau moyen de particules fines ou la valeur guide journalière de l’ozone, est allée jusqu’à mesurer l’impact de la mauvaise qualité de l’air sur la santé de la population et sur l’économie. On se rend compte que les conséquences sont désastreuses : de nombreuses maladies, parfois mortelles, pourraient être évitées si les normes et valeurs conseillées étaient respectées, et les bénéfices économiques d’un meilleur respect de l’environnement seraient importants.
En effet, dans les villes observées, près de 360 hospitalisations pour des raisons cardiaques et plus de 630 hospitalisations pour causes respiratoires pourraient être évitées, ce qui représente un bénéfice économique de 4 millions d’euros. De plus selon les calculs réalisés, l’espérance de vie à 30 ans pourrait augmenter de 3,6 à 7,5 mois selon la ville si la pureté de l’air était meilleure, ce qui correspond à 3000 décès différés. En outre, si la valeur guide de l’Organisation Mondiale de la Santé pour le maximum journalier d’ozone était appliquée, une soixantaine de décès et autant d’hospitalisations pour problèmes respiratoires seraient évités chaque année. Enfin, les auteurs de cette étude estiment à plus de 31 milliards d’euros (!), à l’échelle européenne, le bénéfice que l’on retirerait si la qualité de l’air était améliorée dans les grandes villes, économie non négligeable en ces temps où l’austérité sévit dans toute l’Europe.
Coordonné par l’Institut de Veille Sanitaire (InVS) et mené dans 12 pays européens par plus de 60 scientifiques, ce rapport préconise une réduction du niveau des particules fines dans l’air, et déconseille à la population de s’installer près des zones générant un trafic routier important.
En attendant que les autorités prennent des décisions importantes pour vous protéger face à la pollution de l’air, prenez de l’avance et purifiez votre intérieur grâce à nos solutions de purification d’air.

